Chirurgie mammaire
Réduction Mammaire
L’hypertrophie mammaire correspond à un volume des seins trop gros par rapport à la morphologie de la patiente. La plupart du temps, le sein tombe également (ptose mammaire) et peut être source d’inconfort, de gêne esthétique, mal être et parfois de douleur dorsales.
La réduction mammaire permet à la fois de réduire le volume et de remonter le sein et d’obtenir un résultat naturel. Cette intervention a l’un des plus haut taux de satisfaction. Une hypertrophie mammaire est souvent très inconfortable : douleurs dorsales importantes, gêne pour réaliser des activités physiques, moqueries, macérations au niveau du pli sous mammaire et engendre un retentissement psychologique non négligeable.
Certains seins sont asymétriques et l’on va donc réduire plus un sein pour harmoniser et symétriser au maximum. On va donc réduire le volume (le contenu : graisse et glande) et remonter le sein en enlevant l’excès de peau (le contenant).
Il est important d’avoir un poids stable avant l’intervention. Si vous prenez du poids après l’intervention, votre sein peut regrossir. A l’inverse si vous perdez du poids après l’intervention, le sein peut se vider. L’idée étant d’avoir un résultat pérenne.
Réaliser une réduction mammaire n’empêche pas une grossesse future. Mais une grossesse peut abîmer de nouveau la poitrine en cas de prise de poids importante ou d’allaitement. A noter que la sensibilité du mamelon et l’allaitement peuvent être compromis au cours de cette intervention.
Concernant les cicatrices, elles sont en « ancre de marine » ou T inversé : une cicatrice horizontale dans le sillon sous mammaire, une autour de l’aréole et une verticale entre le sillon sous mammaire et l’aréole.
Deux consultations pré opératoires sont nécessaires pour déterminer le projet. Le premier rendez-vous de consultation permet de faire le point sur vos antécédents, votre parcours de vie, et de déterminer ensemble votre projet.
Je vous remets une ordonnance pour une mammographie et une échographie à réaliser systématiquement avant l’intervention sauf pour les patientes de moins de 30 ans. Un bilan martial est également demandé.
Je commence à envisager l’intervention chez les jeunes filles à partir de 16 ans, réglée depuis au moins 2 ans et sans croissance depuis 1 an. Il n’y a pas d’âge limite.
La deuxième consultation permet de répondre à vos éventuelles questions et d’organiser votre intervention : rendez-vous avec l’anesthésiste, prise de sang, remise des ordonnances.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale, dure 2 à 3 heures et nécessite une nuit d’hospitalisation. La partie du sein enlevé est envoyée à l’analyse anatomopathologie. Je vous remettrai les résultats en consultation.
Des drains de redons sont souvent mis en place pour minimiser le risque d’hématome et sont enlevés la plupart du temps le lendemain parfois quelques jours après selon les cas.
Des fils résorbant sont placés à l’intérieur. Il n’y a pas de fils à retirer. Des strips seront mis en place.
Un soutien-gorge de compression est à porter nuit et jour pendant 1 mois et demi. La reprise du sport sera progressive à partir d’un mois post opératoire.
Différents rendez-vous post opératoires seront programmés lors du deuxième rendez-vous de consultation : J15, 1 mois, 4 mois, 1 an. Ces rendez-vous permettent de détecter notamment des anomalies de cicatrisation et de prévoir des séances de LED ou autres pour améliorer la cicatrice.
Les risques de perte de la sensibilité totale sont rares (- de 5% des cas), mais la sensibilité du sein est le plus souvent diminuée.
Selon la technique chirurgicale utiliser (Pédicule) la repousse nerveuse est variable et se fait de façon plus ou moins importante.
A noter qu’il est très rare de retrouver une sensibilité érogène en absence de sensibilité préexistante après une plastie mammaire.
Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible. L’allaitement, quant à lui, est le plus souvent impossible et il faut mentionner le risque d’une impossibilité d’allaiter après certaines plasties mammaires pour hypertrophie. Cependant, pour certaines patientes, il reste possible mais limité pour les réduction de petit volume.
La cicatrisation est propre à chaque individu et s’effectue en plusieurs étapes : cicatrisation, phase d’inflammation (cicatrice rosée) puis blanchiment de la cicatrice en 1 an. Tous les rendez-vous post opératoires fixés au préalables sont très importants : ils me permettent de vérifier que votre cicatrisation se passe bien. Ou de détecter d’éventuelles inflammations (cicatrice rouge, boursouflée) et de proposer immédiatement des solutions pour enrayer ce phénomène. C’est notamment le cas chez les jeunes femmes (entre 16 et 20 ans) ou cela est très fréquent et ou la luminothérapie (LED) est systématiquement proposée.
Le risque de survenue d’un cancer n’est pas augmenté par cette intervention. Il serait même légèrement réduit.
Les complications sont rares et peuvent surtout être marquées par des écoulement graisseux ou lymphatiques au niveau des seins.
Un œdème est très fréquent. Le résultat ne pourra être apprécié qu’après 1 an tant au niveau des cicatrices que du résultat global. Il peut persister des petites différences entre les 2 seins. Le confort apporté par ces interventions est indéniable.
Le principal inconvénient de cette intervention reste la rançon cicatricielle pour laquelle le suivi en consultation est primordial. Le chirurgien réalise la suture mais ensuite c’est votre corps qui prend le relais et qui cicatrise. J’insiste sur ce point car il est essentiel : la cicatrisation est propre à chacun.
Je travaille également conjointement avec un dermatologue vers qui je vous adresse s’il y a besoin de réaliser en plus du laser sur les cicatrices. L’objectif étant que vos cicatrices soient les plus discrètes possibles.
CHIRURGIE mammaire
N.B. :
De la première consultation à votre convalescence, mon équipe et moi avons développé un processus de prise en charge clair et structuré, où chaque étape est conçue pour assurer votre sécurité, votre confort et le meilleur résultat possible.